24 septembre 2021
Introduction au Minimalisme

Introduction au minimalisme – Mode de vie

Quand vous entendez le mot minimalisme, vous pensez à l’art, à la musique, à la décoration intérieure, à l’architecture… Dans cet article, j’aimerais parler du minimalisme comme mode de vie : comment cette aspiration s’articule, pourquoi cette méthode modifie mes perspectives et pourquoi elle pourrait vous être utile. 

Histoire du minimalisme.

L’idée de vivre simplement existe depuis des centaines d’années. Mais le concept moderne du minimalisme s’est démocratisé autour de 2006 grâce à des blogueurs comme Leo Babauta. Ce blog fut très vite populaire aux Etats Unis et particulièrement sur la côte Ouest. En effet, Un nouveau regard était porté sur le phénomène de nécessité. Léo, et d’autres, ont beaucoup écrit sur les avantages du «désencombrement » et sur l’idée que nous pouvons trouver une forme d’épanouissement avec moins de possession. Ce blog était très novateur pour l’époque, particulièrement dans un pays où le statut social s’établit souvent autour de l’accumulation visible des richesses. 

« Une quête que je m’emploie à renouveler cette année, est d’éliminer tout ce qui n’est pas nécessaire dans ma vie. De ce fait, vous allez penser que je vais supprimer tout ce qui me plait dans la vie, et en fait c’est tout le contraire »

Leo BABAUTA – Qu’est ce qui est nécessaire ? Le guide du vivre simple (2007)

Avantages du minimalisme

Pour les gens s’influençant du minimalisme, « éliminer tout ce qui n’est pas nécessaire », ce qui n’a pas de valeur, ou ce qui ne créé pas de plaisir, apporte en réalité beaucoup d’avantages. Assurer une sécurité financière, réduire le stress, clarifier ses priorités et permettre de donner plus de temps à sa famille et ses amis. Mais seul VOUS pouvez décider ce qui doit rester et ce qui peut être éliminer. 

Définition
Consommation ostentatoire :
Attitude permettant  la mise en avant d’un statut économique et financier par l’accumulation des possessions de l’acheteur. Communément appelé dépense de prestige.

Evidemment, cette définition ouvre le chemin aux agences de publicité pour investir des milliards dans les produits que notre subconscient a besoin et que notre vie publique va s’empresser d’afficher sur Facebook ou Instagram. Poussant chacun d’entre nous à surenchérir pour avoir mieux, tout en restant dans le conformisme du prestige. 

Soudainement ces blogueurs comme Léo sont arrivés avec leur idée de vie simple. Le minimalisme commença doucement à trouver un écho chez certains.

Mythe du minimalisme

Le minimalisme a évidemment un énorme problème marketing et ses détracteurs. Il est victime de son nom. En parlant de minimalisme, les gens pensent naturellement aux cas extrêmes, c’est à dire à se débarrasser de toutes leurs possessions. 

Néanmoins ce n’est absolument pas ce que le minimalisme représente.

Les débuts du minimalisme étaient associés à des aventuriers, pieds nus, sacs à dos, traversant le monde. Avec toute l’admiration que j’ai pour des personnes engagées dans ce genre de road trip, je me sentais incapable de m’aligner sur ce mode de vie. J’aime ma maison, ma table, mon frigidaire, mon bureau et plein d’autres choses encore. J’ai énormément de respect pour un auteur comme Colin Wright qui a traversé le monde avec uniquement 52 objets et donc réduit ses possessions à un strict minimum. Mais là encore, je me sentais incapable de m’évader sur ce terrain de bohème. 

Puis j’ai pris conscience que les personnes instaurant une forme de minimalisme dans leur vie s’imposaient une rigueur qui leur était propre. Certains étaient célibataires, d’autres mariés. Quelques uns étaient salariés, d’autres indépendants. Certains vivaient dans une tente et d’autres s’étaient installés dans le confort de leur maison.

Plus encore qu’auparavant, nos vies évoluent et changent constamment. Des choses nécessaires aujourd’hui peuvent être obsolètes dès le lendemain. Et si nous ne prenons pas de décision sur ce qu’il faut garder, par défaut nous garderons tout. En ce sens, nous finirons avec des garages, des greniers et des caves remplis de choses inutiles. Esclave de nos possessions et de l’incapacité de s’en séparer.

La clef du minimalisme

La clef du minimalisme se trouve dans la modération. Si vous vous séparez de choses que vous aimez, alors vous vous trompez de bataille. Et vous finirez par abdiquer, ne trouvant pas de plaisir dans vos choix. Qu’importe si vous avez beaucoup de livres, ou beaucoup de CDs (j’ai moi même une grosse quantité de BD), gardez les si ces choses vous rendent heureux. Minimalisme n’a pas à rimer avec misérable. Personne n’a besoin de souffrir pour avoir un état d’esprit orienté vers le minimalisme.

La question la plus inspirante et intéressante que vous pouvez vous poser est : Combien de temps je gaspille sur des choses inutiles ? 

Si vous n’arrivez pas à déterminer votre définition du bonheur, quelqu’un d’autre le fera pour vous. 

Matt d’Avella

Pour certains, la possession semble être un postulat : « regarde la superbe maison que je viens de m’acheter » ou « les 400 paires de chaussures que je possède ». 

Pour ma part, Le minimalisme a permis de complètement redéfinir mes priorités et donc de m’accaparer des objectifs sans avoir à les justifier à mon environnement. La minute où j’ai découvert les blogs de Leo Babauta, de Josh et Ryan (The minimalists) et d’autres, j’ai compris qu’il me fallait reprendre mes choix et les baser sur des critères de nécessité qui m’étaient importants. Mes valeurs devaient définir ma vie et mes succès. Pas les biens que je possède.

Essayez sans rien risquer

Bien sûr le minimalisme n’est pas un tour de magie. Donc ce mode de vie ne viendra pas fixer tous vos problèmes mais je peux vous garantir que vous aurez la capacité de clarifier certaines choses si vous arrêtez de vous encombrer du superflu. A vous de définir ce qu’est le superflu dans votre vie. Et personne ne doit vous dicter ce comportement.

Qu’importe la manière dont vous qualifiez le minimalisme, la terminologie importe peu. L’essentiel s’impose plus dans le fait de remettre des intentions dans votre vie au lieu de suivre et de se laisser influencer par ce que les autres veulent. Reprendre le contrôle de ce qui est important pour Vous. Et définir, en substance, la nécessité pour enfin découvrir les joies de l’espace vide et de l’indépendance.

Je n’ai pas encore déterminé de thématique précise à ce blog. Je parle à la fois de créations d’habitudes, de minimalisme, de bien être et de BD… Et pourtant ce sont là toutes les choses qui me passionnent. Ceci n’est qu’une introduction (plus à venir), DONC…

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6 réflexions sur « Introduction au minimalisme – Mode de vie »

  1. ça fait maintenant quelques temps que je pense au minimalisme. C’est tout un cheminement propre à chacun mais super intéressant. Je fais donc attention à ce que je possède/achète, en prenant bien soin de ne pas imposer mes choix à ma famille. J’aimerais aller plus loin dans cette démarche et me défaire de quelques uns de mes objets qui trainent dans les tiroirs sans jamais en sortir!

  2. J’adhère à 100% ! Dans notre mode de vie, dans notre consommation, dans notre façon d’écrire aussi… Merci pour ce petit topo sur un sujet très intéressant !

  3. Je ne me suis jamais intéressée au minimalisme mais c’est un sujet intéressant 🙂
    Merci pour ce partage 🙂

    1. Merci pour votre message. J’espère pouvoir vous donner plus d’info avec le temps. Je vais continuer à écrire des billets sur le sujet 😉

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